le dessin

En tandem avec la musique, l’image vient donner forme au récit. Tout le travail graphique est conçu en amont. Cependant la manipulation des images s’opère en temps réel via des interfaces vidéo (millumin et madmapper).

Sur un écran placé au centre de la scène, illustrations, images composites et animations sont projetées. Différents procédés viennent servir le rythme et la dramaturgie de l’histoire : de nombreux « tableaux » révèlent de grands ensembles tels des diaporamas quand d’autres dessins favorisent l’immersion dans des séquences narratives proches de la bande dessinée, l’animation traditionnelle intervient elle aussi de manière sporadique. Enfin certains dessins réalisés sur le vif grâce à des captations préenregistrées (via des logiciels tels Brushes app) matérialisent quelques-unes des pensées d’Eurydice.

À la manière des films muets tournés sur pellicules colorées (comme le « Nosferatu » de Murnau), trois teintes dominantes (verte, jaune/orange et rouge) déterminent les trois grands ensembles illustrés qui forment les actes du récit. Ces couleurs servent d’indications de temps et de lieu. Elles renvoient aussi aux premières minutes du spectacle, lorsque sombrant dans l’inconscience, Eurydice aperçoit un feu de circulation passant du rouge au vert, dernier aperçu du monde réel avant son périple imaginaire.